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Quand Un Adolescent Se Sent Mal Dans Sa Peau

Quand un adolescent se sent mal dans sa peau

Être un ado, c’est avoir à traverser une période de changements, d’explorations, de comparaisons, d’acceptation et j’en passe. Leurs corps et leurs perceptions des choses évoluent et souvent ils ont l’impression qu’ils ne se reconnaissent plus. Et c’est souvent à cette période que les jeunes vivant avec une différence, psychologique ou encore physique, prennent conscience du regard des gens sur eux et se sentent davantage responsables de leur apparence.

Avec l’impact des médias sociaux, l’image que les jeunes veulent projeter peut devenir quasi obsessionnelle. Le fait que chacun soit unique et par le fait même différent peut entraîner un malaise. L’adolescent, par son besoin d’appartenance, cherche à ressembler à son idéal. Alors s’il constate que l’écart entre son idéal et l’image qu’il projette est grand, il risque de ne pas se sentir bien dans sa peau.

 

Être différent 

La société nous incite à projeter une image parfaite de nous, mais qu’en est-il pour ceux qui considèrent avoir un problème de poids, qui vivent avec un handicap ou encore ont une apparence physique hors norme? L’apparence physique chez les jeunes occasionne un grand stress pour ceux qui se sentent différents des autres. Quand le malaise est trop grand, il ne faut pas ignorer les signes et aller demander de l’aide. Il faut leur proposer des outils et des moyens pour s’épanouir et consolider leur identité qui va au-delà de l’apparence physique. Parce qu’il ne faut pas oublier que quand un jeune présente un malaise quelconque au niveau de son apparence, il y a bien d’autres malaises qui se cachent en dessous. Un intervenant peut travailler avec l’adolescent afin d’adresser ces malaises et lui permettre de tendre vers l’équilibre recherché.

 

Trouver l’équilibre

Mais comment pouvons-nous parler d’équilibre à l’adolescence? L’adolescence peut être synonyme de plusieurs choses, mais l’harmonie, le juste milieu ou la pondération sont rarement les premières caractéristiques auxquelles on pense. On parle plutôt de déséquilibre, d’instabilité, de repousser les limites, etc. Tout va vite… Les émotions y comprises : on passe de la joie, la colère et même au désespoir en un instant. Et puisque l’estime et la confiance en soi sont en plein développement, ils sont particulièrement vulnérables à glisser vers des problématiques plus importantes.  Il ne faut pas oublier qu’à travers ces bouleversements, le jeune est en train de se construire et qu’un peu comme un pendule, après avoir été dans les extrêmes, il va tranquillement trouver son juste milieu.

 

Comment l’aider?

Ne laissez pas votre jeune seul avec ce sentiment de malaise. Il existe une multitude de ressources qui peuvent l’accompagner à mettre des mots sur ce qu’il vit et à entamer une démarche d’acceptation et d’affirmation. Le défi est de convaincre votre jeune d’accepter de l’aide.

Il arrive que certains se ferment durant cette période et réfutent toute aide qui leur est suggérée. À ce moment, deux stratégies peuvent être utilisées : 

La première consiste à faire appel à un autre adulte avec qui il a développé un lien. Ce peut être un grand frère qui est maintenant adulte, un professeur qui lui tape moins sur les nerfs que les autres ou encore une tante de coeur qui est dans sa vie depuis toujours. Informez ces personnes que votre enfant les affectionne, parlez-leur de vos inquiétudes et demandez-leur de rester à l’affût. Ils seront ainsi plus sensibles aux manifestations de détresse de votre enfant. De plus, leur présence bienveillante pourrait aider le jeune à percevoir l’accompagnement autrement et ainsi accepter l’aide qui lui est offerte. 

La seconde consiste à aller vous-mêmes chercher écoute et soutien auprès d’un professionnel. En plus de vous sentir moins impuissant en tant que parent, ce regard externe vous permettra de vous mettre en action et de vous assurer d’une cohérence dans vos interventions. Ce recul vous aidera également à mieux comprendre ce que votre enfant vit et à saisir plus concrètement sa réalité et ses défis. 

Après tout, il nous arrive tous, à certains moments de notre vie, de se sentir incompris, différents et vulnérables. En vous rappelant cela, demandez-vous ce qui vous a aidé à traverser ces périodes et assurez-vous qu’ils soient à portée de main pour votre enfant. 

Maud Pellerin, Ps.Éd.

Clinique MANA

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